Ce matin, à 04:00, l'alarme que Jean Marie avait oublié de déconnecter sur son portable a réveillé tout le monde, au son d'une mélodie guillerette et ridicule, genre "le gendarme à St Tropez". Bon, déjà, ça surprend mais, au dire de Daniel qui partage sa chambre, c'est l'agitation subite et bruyante visant à éteindre son portable qui a été le phénomène le plus spectaculaire et le plus perturbant...Aujourd'hui est donc la journée "Pierre Richard" de Jean Marie.

A 06:00, j'ai rejoint Eliza et attendu que les autres se lèvent, comme convenu la veille, pour la petite marche de santé matinale qu'ils avaient déjà effectué la veille, et qui m'avait fait bien envie. Mais à l'heure dite, point de comparses, un léger ronflement unanime. C'est donc à deux que nous avons descendu Marigny Street vers le Mississipi, dans la fraîcheur de l'aube, passant entre les maisons multicolores, devant des pas de portes encore éclairés pour la nuit. Dans notre partie de la rue, la plus loin du centre, les maisons sont modestes, une sur quatre est condamnée ou très délabrée des suites de Katrina. Malgré leur état, elles se vendent assez cher: 180 000$ pour une petite maison en face de la notre dans laquelle il faut sans doute investir une somme identique en travaux...Plus on s'approche du centre, plus les maisons sont belles, grandes et riches. Il nous faut passer au dessus de la voie ferrée, en grimpant sur un pont, par un escalier métallique, pour arriver au bord du fleuve. Nous croisons quelques joggeur ou cyclistes matinaux. Le "good morning" est facile et cordial quand on se croise. Ca aussi, ça change de chez nous...Les trains passent au ralenti, en faisant sonner régulièrement, comme des bateaux, des sons de trompe très doux, un genre d'accord que j'ai identifié comme un La mineur 6 (+ ou - un demi ton, je n'ai pas l'oreille absolue). C'est vraiment la ville du jazz...D'ailleurs ces appels de trains résonnent tout la journée et toute la nuit, mais ce n'est en rien agaçant. C'est une présence très apaisante, je trouve.

Nous finissons la balade, Eliza et moi, après avoir traversé le French Quarter, en haut de Frechmen Street, au bord du Washington square, au moment où le Café Rose Nicaud, situé près du Snug Harbor, notre club fétiche, sort ses tables pour nous accueillir.

De retour à la maison, nous embarquerons tout le monde pour une virée en bus vers Magazine Street, où nous flanerons et déjeunerons dans le supposé meilleur resto vietnamien de la ville qui tiendra ses promesses.

Le programme du soir, c'est notre premier concert de la tournée, en quartet, qui sera suivi de 4 autres avec Grayhawk, dont 3 à Lafayette.

Quelques photos de Daniel prises ce matin au cours de la balade.
(Eliza avait oublié de remettre la batterie dans son appareil, du coup, il a marché beaucoup moins bien...)

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Non, Jean Marie, ton imitation de Jacques Villeret "la denrée" dans "La Soupe aux Choux" ne rachètera pas ton méfait nocture, bien qu'elle soit très reussie (quoique, la couleur...).

Tant qu'on est dans les photos de Daniel, en voici quelques unes des jours précédents:

Chez Ron, le lieu de répétition des 2 jours passés

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Andrew, le proprio de notre logis et notre taxi nous montre le tramway historique de St Charles

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C'est, parait-il, le plus vieux tramway du monde...

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Ca va sans dire, mais mieux en le disant. This is America...

Balade à Magazine Street: personnages divers, dont un.