Hier soir nous sommes retournés manger chez Joseph, le camerounais. On y avait mangé le deuxième jour. Je n'en ai pas parlé, mais pas le temps de parler de tout. En fait c'est un resto chez l'habittant qui nous reçoit dans son séjour et qui pendant le temps qu'on mange continue de regarder le match à la télé, bien installé, avec sa femme, sur son canapé.
Nous y dinons (nous, la bande habituelle: François Jeanneau, Thibault, Manu Eymard, Alain et les Mezcal) avec François Brossard qui, d'ailleurs nous invite ce soir. La spécialité ici c'est le capitaine, sorte d'énorme carpe. On en avait déjà mangé à Ouaga en 2004, mais ici c'est "qualité supérieure". Jean Marie est resté à terre, à la diète. Le lendemain, il sera frais et dispos. En fait ce n'est pas la bouteille de whisky que nous avons descendu la veille en refaisant le monde dans la chambre de Vivi qui lui a fait du mal, on s'en doute bien. Le problème c'est le Larium qu'il s'est obstiné à prendre ("je l'ai payé assez cher, je le prends..." Jean Marie est sètois, excusons le, le pauvre!)
Nous on évite depuis 2002 de prendre ce traitement anti-palu qui nous a tous détraqués cette année là.
Ce matin "Sound Painting", scéance 3. J'ai oublié de parler des rappeurs, la bande à Eedris Abdulkareem. Ils ont débarqué au cours de la premiere scéance de facon assez spectaculaire, genre c'est nous et on est comme ça: il y a le boss, le rappeur, 2 ou 3 autres gars, dont un garde du corps (tout a fait adorable) de 2 mètres-cube, une jolie pépée et un nain hip hop qui a déboulé avec force cabrioles et grimaces, le fou du roi...
Jean Marie est là, tout va bien. Il est plus étanche aujourd'hui.
La mayonnaise commence à prendre, les choses s'installent et puis Francois fait tourner la direction de l'orchestre: Beaucoup y passent, dont moi, particulierement peu inspiré au point de passer la main presque tout de suite. Quelques uns s'en tirent honorablement, même si les signes paraissent clairement mal assimilés, mais ce sont les femmes qui sont les plus efficaces et les plus claires dans leurs intentions. Quelques moments de franche rigolade, mais aussi quelques bonnes séquences musicales. Francois sort son sax et s'inèegre a l'orchestre.
Après midi; sortie en dehors de la ville, direction Faniso, un petit village dans le bush. Nous escaladons la petite montagne qui surplombe le village et la demeure de l'émir local, suivi par une grappe d'enfants de tous âges, surexcités et joyeux, curieux de nos appareils photos et camescopes. Le moindre geste provoque l'hilarité générale, mais pas un geste agressif ou inconvenant. Qu'on les regarde un par un, ils sont tous incroyablement beaux et vivants.
Retour en ville. On passe au Gidan Makama Museum (prévu la veille, mais annulé pour cause de grosse fatigue générale). Bien nous en a pris; dans la cour du musée, nous assistons à une démo de danse et à une pièce de théâtre en Haoussa à mi-chemin entre la Comedia del Arte et les sketchs de kermesse. Mohamed nous traduit en direct les répliques qu'il agrémente à son insu de quelques "oh putain!...", en s'étranglant de rire.
Le soir, nous dinons en ville dans le quartier Sabon Gari, le quartier non musulman. Se sont joints à nous les musiciens de Tcheka, chanteur du Cap Vert dont la tournée passe par le festival de Kano
![]() Chez Joseph, le Camerounais. Au centre Francois Brossard. |
Le capitaine |
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Pendant l'atelier avec F. Jeanneau |
A la sortie de la ville, le bush |
![]() La montagne de Faniso |
Jean Marie et ses fans |
![]() Folle ambiance au pied de Faniso Hill |
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![]() Cette annee Vivian ne ramènera pas une tortue, ni un berger du Caucase! Non, non, il a trouvé mieux... |
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